19 septembre 2015

Le Bourget 2013

Mai 2013


Ce soir je suis à l'aéro-club un peu tard, les pompiers de l'aéroport sont là aussi, on leur à proposé de venir boire un coup. La discussion s'intalle, il est environ 22h puis je me demande pourquoi est-ce qu'ils sont toujours là à cette heure ci? Ils me répondent qu'ils attendent le départ d'un jet privé pour un joueur du PSG. En tant que grand supporter du PSG, je ne pouvais pas passer à côté de ça. Me voilà à commencer mon enquête, je pars de l'autre côté de la plateforme et je finis par trouver un pilote italien au téléphone. Je lui demande en anglais vers quelle heure il décolle, il me répond qu'il ne sait pas trop, le joueur viendra après son match. J'attends donc dans ma voiture le temps que le joueur arrive. Vers 1h30 du matin, il arrive enfin, c'est Marco Veratti. Sympa de la voir de si près!





Pourquoi cette histoire? Vous allez comprendre.. L'avion part, puis je vois le pistard (la personne chargée de guider l'avion au sol, de charger les bagages etc..), et je lui dis: "Excuse moi, tu ne sais pas si ton patron cherche du personnel? Je suis pilote instructeur ici, mais je peux faire les plans de vol, ou travailler sur piste, j'habite à coté, je pourrais être utile..". Il me répond qu'il va voir s'il y a besoin et d'envoyer mon CV à une adresse mail, ce que je fais le soir même. Le lendemain, le patron me répond et me propose de le rencontrer sur l'aéroport de Pontoise. J'y vais, le patron en costume m'ouvre la porte et... c'est le pistard de la veille! Je me sens bien embarrassé de l'avoir tutoyé la veille mais tout de suite il me met à l'aise et me propose de me tester sur un de ses vols du soir pour voir si je suis débrouillard. Je viens donc le lendemain soir pour le départ d'un Falcon 50, je m'occupe du dossier de vol, de la clearance départ avec Roissy CDG (autorisation de vol) et de tâches annexes. Ce sont mes premiers pas dans un FBO (Fix Base Operator, société privée se chargeant de l'accueil et des opérations pour les avions d'affaire). Tout se passe bien, et il me propose ainsi de travailler pour lui durant la semaine du salon du Bourget 2013. En effet durant le salon, les places au Bourget sont très limitées et énormément d'avions se déroutent sur Pontoise.



Je travaille donc chez Handling Partners à Pontoise durant 10 jours très intensifs (10h -23h tous les jours), et c'est une vraie bouffée d'oxygène! C'est génial d'être au contact de tous ces jets privés, les équipages, la gestion des planning d'arrivées/départs, des effectifs etc.. Cette confiance que Rémi m'offre (le Directeur), me rend plein de motivation et je me régale tout simplement. Mais toute bonne chose à une fin, après ces 10 jours intenses, c'est à nouveau la désertification de l'aéroport et je reprends tranquillement mon activité de FI et mes petits boulots.


Pontoise LFPT

Mars 2013

Me voilà de retour à Paris. Je prospecte mon ancien aéro-club, qui possède des DA20 et DA40 également pour essayer de trouver une place de FI. Coup de chance pour moi, deux instructeurs viennent de quitter le club, je suis donc accueillis avec enthousiasme par le président et le chef pilote. Ca reste toujours une activité bénévole, mais au moins je pourrai continuer à voler. J'ai à ce jour 110h en tant qu'instructeur et environ 400h au total.


Je commence à voler doucement, environ 15 à 20 heures de vol par mois dans les bons mois, à coté j'ai postulé dans pas mal de petits boulots en intérim, et pour me faire un petit peu d'argent je travail à temps partiel en tant qu'agent d'accueil dans plusieurs sociétés comme EDF ou Saint Gobain. C'est moralement compliqué mais je sais que ça n'est que provisoire... Du moins je l'espère.



18 septembre 2015

Au revoir Montpellier

Février 2013

Cela fait maintenant 7 mois que je vole en tant que FI à Montpellier sur DA20 et DA40, j'ai connu pas mal de monde et formé quelques élève, énormément de supers souvenirs gravés dans ma mémoire, en particulier ces superbes paysages que j'ai pu survoler, entre plaines, montagne et mer.. Malheureusement, n'ayant plus le droit aux allocation du pôle emploi, et l'aéro-club refusant toujours de me verser le moindre sou, je dois quitter mon appartement de Montpellier et rentrer chez les parents à Paris, essayer de me trouver du travail pour être à nouveau capable de payer un logement en région parisienne. Ça me brise le cœur de devoir partir, mais je n'ai plus le choix.. Tant pis, je trouverai bien un aéro-club à Paris. Pourquoi ne pas aller dans une école de pilotage où je serai payé? Et bien c'est simple, quand on devient instructeur, on n'est que FI restreint, donc sous la supervision d'un instructeur expérimenté. Pour sortir de la restriction, il faut minimum 100h en instruction, plus 25 élèves supervisés en solo (la deuxième condition étant de loin la plus difficile à satisfaire!)


Ceci dit, avant de partir, j'ai pu, durant l'un de mes derniers vols, passer la barre symbolique des 100 heures de vol en tant qu'instructeur! Retour donc à la case départ: Pas de job, pas d'appart, pas d'argent..


Le Stage FI

Mai 2012

Et voilà, je me lance sur un coup de tête avec mon pote de promo Irfane, c'est décidé, nous retournons à Montpellier pour 2 mois pour suivre notre stage Flight Instructor!

Il  y a environ 1 semaine de cours théorique, puis ce sont les vols, 25h de vol durant lesquels notre instructeur jouera le rôle de l'élève débutant et -vraiment- pas doué. En réalité, je me rend compte que durant ce stage j'ai complètement réappris à piloter! J'avais beau être professionnel depuis près d'un an, je découvrais alors une nouvelle précision de pilotage. Ça a été très formateur et enrichissant.







J'ai eu, à la suite du stage FI, la chance de débuter immédiatement à l'aéro-club de l'hérault, à Montpellier en tant que FI bénévole. Pas de paie bien sûr (systeme français..) mais au moins l'opportunité de me faire la main en tant que jeune instructeur dans un environnement connu et maîtrisé, sur le même type d'avion que celui sur lequel j'ai fais ma formation.






La galère

Avril 2012

Comme évoqué dans un précédent post, la fin de formation est synonyme de libération mais également et surtout du début de la galère. En réalité j'ai eu beaucoup de chance de trouver ces vols sur le Beech 350 mais ça représente 1 ou 2 vols par mois, payé 100€ par vol, autrement dit, vraiment pas de quoi manger, ni payer mon appart, et encore moins rembourser mon prêt de 40 000€ pour ma formation. Donc il faut s'adapter, je bosse à droite à gauche, mais que des boulot pas terrible et mal payés car je suis pilote, donc personne ne veut de moi car je vais "soit disant" partir du jour au lendemain dès que j'aurai un poste de pilote. Vrai, mais complètement faux dans en pratique car personne ne nous embauche sans avoir une qualification sur leur type d'avion, avec en plus des heures sur la machine.. Sauf énorme piston ou coup de chance.


Bon, je ne suis pas du genre à me laisser abattre, même si c'est difficile, alors je me penche sur l'idée de devenir pilote instructeur. 10 000€ d'investissement supplémentaire, mais l'opportunité à l'issue d'instruire sur avion léger, et donc de voler sans avoir à payer mes heures de vol, et ainsi de vite monter mes heures de vol pour devenir plus intéressant pour les compagnies aériennes. Bon et puis après tout, j'aime bien enseigné, j'ai été instructeur PNC, pourquoi ne pas l'être en tant que pilote? Je me renseigne..

Beech 350

Janvier 2012

Un post pour une compilation de photos prises lors de mes vols et escales avec le Beech 350. Vol opérés en aviation d'affaire au départ du Bourget à Paris, vers Montpellier, Nantes, Newcastle, Birmingham, Gsaad, Pise, Napples etc...


 Tarbes


 Newcastle





FL280


 Arrivée sur Gsaad

Paris by night

 Avec mon captain


Mon premier Job

Janvier 2012


Je vais commencer ce post par une petite anecdote qui a son importance. Revenons 10 mois en arrière, j'ai terminé mon ATPL et suis en phase de mûrissement PPL pour avoir mes 180h de vol et pouvoir débuter mon stage CPL/IR/ME/MCC. Je bosse à droite à gauche pour rassemble de l'argent et pendant mes temps libres, il m'arrive d'aller à la salle de sport près de chez moi. Un soir j'y rencontre un homme d'une cinquantaine d'années qui remarque que j'ai la même montre que lui. Problème, son alarme ne cesse de sonner le matin et il ne sait pas la régler.. Bref, je m'occupe de sa montre, je lui règle, il me remercie, puis plus jamais revu ce gars. Retour en décembre 2011, je me réinscris dans cette même salle de sport pour passer le temps vu que j'ai pas de boulot (pilote ou autre d'ailleurs). Un soir, je revois le type, qui vient me parler et me demande ou j'étais passé tout ce temps. Je lui raconte mes aventures montpelliéraines et lui explique que maintenant je cherche du boulot comme pilote.. Il me répond "ah! mais tu sais, il y a un pilote ici à la salle, je le connais un peu, je fais les cours d'abdos avec lui! Vu que tu m'a aidé pour ma montre il y a 10 mois, je vais te rendre la pareil et lui parler de toi". La semaine suivant, il me présente, et en fait ce monsieur n'était pas du tout pilote, mais broker (il vend des vols privés à des personnalités ou personnes aisées). Il se trouve que se monsieur, Michel, exploite un Beech 350 super king air! Nous discutons et il me dit "ben mon ptit gars, si tu veux tu viendras voler avec mon money pour voir comment tu te débrouille, et si t'es débrouillard, tu pourras peut-être faire quelques vols sur le Beech". 




Wooowww, quelle belle perspective pour moi qui sort d'école! Ok, c'est pas un Airbus, mais avoir l'opportunité de voler sur ce type d'avion, c'est génial! Noel passe, le jour de l'an, 2 semaines, pas de nouvelles. Je lui téléphone histoire de lui rappeler que je suis toujours là. A ce moment là il me dit "ah bah ça tombe bien que tu appelles, j'ai un vol dans quelques jours sur le Beech, si t'es dispo, tu peux le faire!" Et comment que je suis dispo!!




Et voilà comment j'ai eu mon premier job de pilote sur Beech 350. Bon c'est un boulot de safety pilot (pilote de sécurité), autrement dit, officiellement je ne suis là qu'au cas ou, pour aider le commandant de bord car l'avion est certifié monopilote, mais dans les faits j'étais copilote à part entière, en pilotant l'avion un vol sur deux.